L’accès au financement bancaire demeure une difficulté pour certaines sociétés coopératives de la filière café-cacao en Côte d’Ivoire. Face aux exigences des établissements financiers, notamment en matière de garanties, les organisations de producteurs appellent à des solutions mieux adaptées à leurs capacités et aux contraintes de leurs campagnes agricoles. C’est le plaidoyer formulé par Désiré N’Guessan, président de l’Association des producteurs café-cacao du Haut-Sassandra et secrétaire général de la Fédération nationale des sociétés coopératives de Côte d’Ivoire, à l’occasion d’une journée portes ouvertes organisée par la Société ivoirienne de banque (SIB).
Pour le responsable professionnel, cette initiative présente l’avantage de rapprocher les coopératives des décideurs bancaires et de leur permettre d’exposer directement leurs préoccupations. Dans une filière confrontée à des difficultés, la mobilisation de ressources financières reste pourtant déterminante pour assurer le bon déroulement des campagnes agricoles. Or, certaines structures ne parviennent pas toujours à réunir les garanties exigées par les banques, ce qui complique leur accès au crédit.
Désiré N’Guessan espère donc que les échanges engagés avec la SIB déboucheront sur des mécanismes de financement plus accessibles et mieux adaptés aux réalités du terrain. L’objectif est de permettre aux coopératives de disposer des ressources nécessaires à leurs activités, sans que les conditions d’accès au crédit ne constituent un obstacle insurmontable.
SIB Confiance, une solution appréciée par les coopératives
Cette recherche de solutions concrètes est également au cœur des attentes de Fofana Ama, trésorier de la coopérative COJAD, basée à Daloa et membre de l’Union Toki. Partenaire de la SIB depuis plus de dix ans, il a salué une rencontre qui permet aux coopératives de mieux connaître les produits et services proposés par leur partenaire bancaire.
« Cette journée portes ouvertes nous va droit au cœur. Elle représente une belle occasion pour nous, partenaires de la banque, de mieux connaître les différents produits et services qu’elle met à notre disposition », a-t-il indiqué.
Fofana Ama a notamment mis en avant le dispositif SIB Confiance, qui permet, selon les modalités prévues, le règlement anticipé de certaines factures auprès des fournisseurs. Ce mécanisme constitue, à ses yeux, un levier pour faciliter les opérations des coopératives et soutenir leurs activités.
À travers ces échanges, les responsables de coopératives soulignent la nécessité de renforcer l’adéquation entre les offres bancaires et les besoins spécifiques des acteurs agricoles. Pour Désiré N’Guessan, l’enjeu reste de parvenir à des conditions de financement qui tiennent compte des réalités économiques des coopératives et leur permettent de mieux conduire leurs campagnes.
J.K