Côte d’Ivoire Conseil syndical de vacances du SAEPPCI, « L’unité retrouvée pour relever les défis de l’enseignement primaire public »

Le Syndicat Autonome de l’Enseignement Primaire Public de Côte d’Ivoire (SAEPPCI) veut désormais regarder vers l’avenir. Réunis ce mercredi au siège de la FESACI-CG, Ce mercredi 02 septembre à la Riviera 2, plus de 200 délégués venus de différentes régions du pays ont pris part au Conseil syndical de vacances de l’organisation. Une rencontre placée sous le thème : « Le SAEPPCI uni face aux défis nouveaux », qui a surtout été marquée par un message fort : celui de la réconciliation et de la cohésion retrouvée après une période de tensions internes.
À l’ouverture des travaux, le Secrétaire Général National par intérim du SAEPPCI, Koffi Olivier, n’a pas cherché à occulter les difficultés qui ont récemment secoué l’organisation syndicale. Il a plutôt choisi d’en parler avec franchise, tout en appelant les militants à tirer les leçons de cette période.
Selon lui, ces turbulences ont mis à rude épreuve la cohésion du syndicat et fragilisé son fonctionnement. Mais la forte mobilisation enregistrée à l’occasion de ce Conseil syndical constitue, à ses yeux, la meilleure illustration du retour à l’unité.

Koffi Olivier a ainsi salué l’action des médiateurs, des responsables régionaux et de toutes les personnes ayant œuvré au rapprochement des différentes parties. Il a notamment insisté sur la nécessité de privilégier désormais le dialogue, la concertation et la recherche de compromis, plutôt que les divisions et les affrontements.
Pour le responsable syndical, cette nouvelle dynamique doit permettre au SAEPPCI de se concentrer pleinement sur sa mission première : la défense des intérêts des enseignants et l’amélioration des conditions de l’enseignement primaire public.
La rencontre a bénéficié du haut parrainage de Traoré Yacouba, Secrétaire Confédéral de la FESACI-CG. Sa présence a été perçue comme un signal de soutien de la centrale syndicale au SAEPPCI et à la démarche de réconciliation engagée au sein de l’organisation.
Dans la même dynamique, Kessié Blanchard, Secrétaire Général National du SYNECAFOP, a appelé les organisations syndicales membres de la FESACI-CG à préserver leur fraternité et leur solidarité.
Il a estimé que les divergences de points de vue ne doivent pas constituer un obstacle à la réalisation des objectifs communs. Pour lui, la confrontation des idées doit plutôt permettre de faire émerger les meilleures solutions au bénéfice des travailleurs.

Cette convergence de vues a été chaleureusement saluée par les participants, dans une ambiance empreinte de fraternité syndicale.
La jeunesse de la FESACI-CG n’a pas été en reste. Ouattara Broulaye, président des jeunes de la centrale syndicale, a félicité le nouveau responsable du SAEPPCI et salué les efforts entrepris pour sortir de la crise.
Il a estimé que la période difficile traversée par le syndicat pouvait désormais être considérée comme une étape dépassée, tout en appelant à traduire cette réconciliation dans les actions concrètes sur le terrain.
Une implication qui traduit également la volonté de la nouvelle génération de prendre une part active dans la reconstruction et la redynamisation du mouvement syndical.
Si l’unité retrouvée a constitué le principal symbole de ce Conseil syndical, les discussions ont surtout porté sur les nombreuses préoccupations auxquelles sont confrontés les enseignants du primaire public.
Dans son intervention, Koffi Olivier a notamment évoqué la question de la prime d’incitation trimestrielle, dont le dossier demeure en attente au niveau du Comité des experts.
Les participants ont également débattu de la situation des logements d’astreinte et de la question liée à la SONAPIE, des réformes pédagogiques, des conditions de la formation PNAPAS, du profil de carrière des Instituteurs Adjoints ainsi que du paiement des bourses des élèves-maîtres de troisième année.
Autant de dossiers considérés comme prioritaires par le syndicat et pour lesquels les militants souhaitent désormais des avancées concrètes.
Face à ces enjeux, le Secrétaire Général National par intérim a lancé un appel à la mobilisation et à la cohésion. Pour lui, un syndicat uni dispose de davantage de capacités pour faire entendre ses revendications et défendre efficacement les intérêts de ses membres.
Au terme des travaux, les délégués du SAEPPCI ont adopté une série de recommandations destinées aux autorités compétentes.
Ils demandent notamment à l’État d’accorder la prime d’incitation trimestrielle aux enseignants et au Comité des experts de faire le point sur l’évolution du dossier.
Concernant les Instituteurs Adjoints, le syndicat souhaite que le ministère de la Fonction publique permette leur reclassement au grade B3 après dix années de service et que le nombre de places disponibles au concours professionnel soit revu à la hausse.
Le SAEPPCI appelle également le ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation à améliorer les conditions pratiques et financières de la formation PNAPAS.
Sur la question des logements d’astreinte, le syndicat demande à la SONAPIE de procéder à une évaluation jugée juste et raisonnable de leur valeur locative.
Les enseignants stagiaires devraient, selon les recommandations, bénéficier du paiement de leur prime d’installation dès la première année de mise en stage de responsabilité de classe.
Le SAEPPCI souhaite par ailleurs une revalorisation des indemnités de correction et réclame le reversement des primes d’études surveillées au plus tard à la fin du mois de septembre 2026.
Ces différentes recommandations constituent désormais une partie essentielle de la feuille de route du syndicat pour la nouvelle année scolaire.
Cap sur l’année scolaire 2026-2027
Pour Ettien Ettien Hilaire, Secrétaire National 1 du SAEPPCI, ce Conseil syndical de vacances représente avant tout un cadre statutaire permettant aux responsables régionaux et aux délégués de se retrouver, d’échanger sur les difficultés rencontrées et de dégager ensemble des perspectives.
Il a souligné que les travaux doivent également permettre de définir les grandes orientations du syndicat pour l’année scolaire 2026-2027.
La présence de plusieurs organisations syndicales sœurs, notamment le SAPENCI, l’UNIC, l’UNPECI, le SNEPPCI et le SYNECAFOP, est venue renforcer la dimension intersyndicale de la rencontre.
Pour les responsables du SAEPPCI, cette solidarité est essentielle dans un contexte où les défis auxquels sont confrontés les enseignants nécessitent une mobilisation collective et une coordination accrue des forces syndicales.
Au terme des échanges, Koffi Olivier a pris un engagement devant les militants. En tant que Secrétaire Général National par intérim, il a promis de conduire l’organisation dans le respect strict des textes qui la régissent et dans la transparence, jusqu’à la tenue du prochain congrès.
Il a également salué la forte mobilisation des délégués et des responsables venus des différentes régions du pays.
Cette rencontre apparaît ainsi comme un nouveau départ pour le SAEPPCI. Après les tensions internes, l’organisation entend désormais capitaliser sur l’unité retrouvée pour mieux porter les revendications des enseignants et contribuer à l’amélioration de l’école primaire publique ivoirienne.

Avec cette nouvelle dynamique, le syndicat veut tourner la page des divisions et se projeter résolument vers les défis de l’année scolaire 2026-2027.
S.B