Côte d’Ivoire // MGC, Une vague de démissions fragilise le parti de Simone Gbagbo

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Le Mouvement des générations capables (MGC) est confronté à une série de départs qui touchent plusieurs niveaux de son organisation. En l’espace de quelques semaines, des responsables nationaux, régionaux, départementaux, des animateurs de base ainsi que des cadres de la diaspora ont annoncé leur démission. Un mouvement qui suscite des interrogations sur l’avenir de la formation politique dirigée par Simone Ehivet Gbagbo.

Le malaise semble gagner du terrain au sein du Mouvement des générations capables (MGC). Depuis la fin du mois de juin 2026, la formation politique fondée et dirigée par l’ancienne Première dame Simone Ehivet Gbagbo connaît une succession de démissions à différents échelons de son appareil.

Selon les informations rapportées, 107 responsables et militants auraient quitté le mouvement en moins de deux mois. Un chiffre qui, s’il se confirme, traduit une importante recomposition interne, avec des départs enregistrés aussi bien au sommet de la formation politique que dans les structures locales et celles de la diaspora.

La séquence débute le 29 juin 2026 avec la démission du Professeur Klognimban Dominique Traoré, alors Premier Vice-président du MGC et considéré comme le numéro deux du parti.

Ce départ intervient comme un premier signal fort. Quelques semaines plus tard, le 10 août, plusieurs membres de son ancien cabinet décident à leur tour de quitter le mouvement.

Parmi eux figurent notamment Konaté Ibrahim, Vice-président du District du Béré et Directeur de Cabinet, ainsi que Gbocho Syntiche, Vice-présidente de la Jeunesse et assistante. Plusieurs autres collaborateurs directs de l’ancien Premier Vice-président auraient également suivi le mouvement.

Le 12 août, la vague gagne d’autres structures avec la démission de Mme Agnero Yeblé épouse Meless, Vice-présidente du District des Lagunes.

Le 17 août marque une nouvelle étape dans cette série de démissions. Plusieurs responsables du Nord annoncent simultanément leur retrait, touchant notamment les structures régionales et départementales.

Au niveau des districts et des régions, les départs concernent notamment Coulibaly Hermès, Vice-président du District des Savanes, Ouattara Irayoumon, Coordonnateur régional du Tchologo, Camara N’Klo, Coordonnateur régional du Hambol, Coulibaly Fatou, Coordonnatrice régionale du Poro, et Koné Souleymane, Coordonnateur régional de la Bagoué.

Dans les départements, plusieurs responsables quittent également leurs fonctions, notamment à Ferkessédougou, Ouangolodougou, Kong, Katiola, Dabakala, Niakara, Korhogo, M’Bengué, Dikodougou, Sinématiali et Tengréla.

Le mouvement descend jusqu’aux structures de proximité avec le départ annoncé de 30 Coordonnateurs fédéraux et 31 Animateurs de base.

Cette succession de départs donne l’image d’une contestation qui ne se limite plus aux instances dirigeantes, mais qui touche également la base militante.

La dynamique se poursuit quelques jours plus tard. Le 24 août, de nouvelles démissions sont enregistrées, notamment celles de Mme Gohourou Irène, Vice-présidente chargée de la Politique nationale de solidarité, et du Dr Ago Marthe Zadi, Vice-présidente du District du Gôh.

À Abobo 3, 45 militants annoncent également leur retrait du mouvement, venant ainsi renforcer la série de départs déjà enregistrés dans cette commune.

La crise organisationnelle dépasse les frontières ivoiriennes. Dès le mois de juillet, plusieurs responsables des structures du MGC à l’étranger avaient déjà quitté leurs fonctions.

Dans la diaspora Amériques, plusieurs postes importants sont concernés, notamment la Vice-présidence du District Diaspora Amériques, la coordination pays aux États-Unis, le Conseil de la Communication Diaspora Amériques ainsi que le Conseil des Femmes Capables des USA.

Le Coordonnateur sectoriel de Boston, son bureau et plusieurs militants de la coordination locale auraient également démissionné.

En Europe, le Vice-président chargé des relations avec les Organisations de l’Union européenne a, lui aussi, quitté le mouvement.

Sur le plan national, Konan Norbert, Coordonnateur régional de Yamoussoukro, avait également annoncé son départ.

Si l’ampleur des départs alimente les interrogations, leurs motivations précises restent encore peu documentées publiquement.

Des divergences internes, des questions liées à la gouvernance du parti ou encore des désaccords sur les orientations stratégiques pourraient expliquer certains départs. Toutefois, en l’absence d’une communication officielle détaillée, ces différentes hypothèses restent à considérer avec prudence.

La direction du MGC et sa présidente Simone Ehivet Gbagbo n’ont, pour l’heure, pas officiellement livré une lecture globale de cette vague de démissions ni annoncé de mesures particulières pour répondre à cette situation.

Une chose est certaine : avec des départs annoncés à plusieurs niveaux de l’organisation, le MGC fait face à un important défi de cohésion et de réorganisation.

La capacité de la direction à renouer le dialogue avec ses cadres, à remobiliser ses structures et à préserver son implantation sur le terrain sera déterminante pour la suite de la vie politique du parti.

Source: webenquetemedia.info

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