Dix ans de la Vision Éclat de Gloire / Quand la foi chrétienne se fait levier de citoyenneté en Côte d’Ivoire

Ambiance recueillie mais résolument tournée vers l’avenir, le samedi 16 mai 2026 au siège de Com’Union Group, au rond-point Château (cité Sir). C’est là qu’a été donné le coup d’envoi officiel des célébrations du dixième anniversaire de la Vision Éclat de Gloire. Une décennie de combat pour la refonte des valeurs chrétiennes, suivie par une presse fidèle au rendez-vous depuis les premiers jours.
La conférence, ouverte par une prière, a cédé la parole à Casimir Kouassi, commissaire général du Festival International Éclat de Gloire. Sans détour, il a rappelé les origines d’une aventure à la fois spirituelle et sociale : « Éclat de Gloire, c’est une vision que Dieu a déposée en moi ». Constat de départ ? La dilution progressive des repères chrétiens dans l’univers musical et culturel ivoirien.
Objectif affiché : restaurer, promouvoir et transmettre les valeurs sacrées de la foi, mais aussi celles de la citoyenneté, à travers l’adoration et la musique chrétienne. Une adoration que Casimir Kouassi refuse de réduire à un simple genre musical : « L’adoration, ce n’est pas un rythme. C’est toute une vie. »
Pour cette dixième édition, la Vision Éclat de Gloire met le cap sur un double engagement, spirituel et civique. Le thème choisi: Foi et Citoyenneté responsable, traduit une volonté claire : sortir la foi chrétienne du seul cercle théologique pour l’ancrer dans le quotidien social. « On ne peut plus définir la foi chrétienne en dehors de la société. C’est impossible », a martelé le commissaire général.

Deux villes accueilleront l’événement : Abidjan, le poumon économique, et Dimbokro, cité du centre choisie pour ses attaches personnelles avec Casimir Kouassi, qui y a fait toute sa scolarité secondaire. « Dimbokro devient cette année la capitale de l’adoration et de la musique chrétienne », a-t-il proclamé.
Les festivités s’étaleront sur plusieurs semaines, avec un calendrier déjà bien rempli :
– 12 juin : Grand dîner de gala à l’Hôtel Palm Club d’Abidjan, pour saluer les soutiens de la vision et acter le lancement du projet de transformation de la structure en fondation, afin d’élargir son action sociale et culturelle.
– 17 juin : Panel à la salle des mariages de la mairie de Dimbokro, sur le thème « Être un adorateur selon le cœur de Dieu ».
– 19 juin : Cérémonie Éclat de Gloire Awards au Dôme Saint-Albert de Dimbokro, pour distinguer les acteurs de la louange et de la musique chrétienne.
– 20 juin : Action sociale à la prison civile de Dimbokro, dans la continuité des œuvres caritatives qui jalonnent chaque édition.
– 21 juin : Grand concert choral « Tous en Chœur pour la cohésion sociale et l’unité chrétienne », point d’orgue d’un jubilé placé sous le signe de la paix. « Ceux qui ont reçu le message de la paix, c’est l’Église. Elle doit prendre ses responsabilités », a lancé Casimir Kouassi, appelant les chrétiens à œuvrer activement pour l’unité nationale.
Fidèle à sa politique d’implication des médias, la Vision Éclat de Gloire a renouvelé son plaidoyer pour la formation de journalistes spécialisés dans le fait religieux. « Il y a des journalistes sportifs, économiques, politiques. Il doit y avoir des journalistes religieux, des spécialistes de la religion, pour traiter ces sujets avec la connaissance qu’ils méritent », a insisté Casimir Kouassi, rappelant qu’informer, éduquer et divertir ne sauraient se passer d’une compréhension fine des réalités décrites.
En une décennie, le Festival International Éclat de Gloire s’est imposé comme une référence incontournable de la musique et de la culture chrétiennes en Côte d’Ivoire. Chaque année, des hommes de Dieu, des artistes et des artisans de l’unité chrétienne y sont honorés, dans une alchimie mêlant spiritualité, reconnaissance et engagement social.

Pour ce jubilé, l’ambition est de passer à la vitesse supérieure en se constituant en fondation, afin d’étendre son action bien au-delà du festival, au service d’une Côte d’Ivoire plus unie, plus juste et plus fidèle à ses valeurs.
La conférence s’est refermée dans une atmosphère de gratitude partagée, journalistes et organisateurs d’accord sur l’essentiel : une foi vécue pleinement est une force de construction collective.
S.B