
À l’approche de l’ouverture officielle du poste à péage de Mondoukou, situé sur l’axe stratégique reliant Abidjan à Assinie, le Conseil supérieur des fédérations des syndicats des chauffeurs professionnels de transports de marchandises, de voyageurs et assimilés de Côte d’Ivoire (COSFEESSYNCPROTRAMAVA-CI) a animé une conférence de presse, ce samedi 4 avril 2026, à son siège de Yopougon.
Face à des chauffeurs et acteurs du secteur mobilisés, le président du conseil supérieur, Sanogo Issa, également administrateur du Fonds d’Entretien Routier (FER), a délivré un message à la fois pédagogique et engagé. Il a rappelé que, conformément à la tradition, l’ouverture d’un péage s’accompagne d’une période de gratuité, appelée « passage à blanc », en vigueur depuis décembre 2025 sur cet axe. Une phase qui prendra officiellement fin le mardi 7 avril 2026, date d’entrée en exploitation du péage.

Insistant sur les enjeux liés à cette infrastructure, le président a invité les usagers à s’approprier ce dispositif, essentiel selon lui pour garantir l’entretien durable du réseau routier. Il a particulièrement interpellé les conducteurs de poids lourds sur les conséquences de la surcharge, les exhortant à respecter strictement le règlement 14 de l’UEMOA, qui encadre les charges autorisées afin de préserver les routes et renforcer la sécurité.
Dans un contexte marqué par les fêtes de Pâques, période de forte affluence sur les routes, Sanogo Issa a également sensibilisé les transporteurs de voyageurs à la prudence. Il les a appelés à privilégier la sécurité et la vie humaine face à la tentation d’augmenter les gains en surchargeant les véhicules ou en adoptant des comportements à risque.

Adoptant un ton empreint de responsabilité morale, il a rappelé que le respect du code de la route et des règles professionnelles constitue un impératif pour éviter les drames humains et préserver la cohésion sociale. Il a ainsi insisté sur la nécessité pour chaque chauffeur d’exercer son métier avec discipline, conscience et respect des normes établies.
Le président du conseil supérieur n’a pas manqué de saluer les efforts des autorités ivoiriennes, notamment du chef de l’État, dans le développement des infrastructures routières, soulignant leur impact positif sur les conditions de travail des chauffeurs professionnels.
En marge de la rencontre, il est revenu sur les réalités du terrain, comparant la route à un outil de travail qu’il convient de préserver. Il a mis en garde contre les pratiques de surcharge, responsables à la fois de la dégradation des routes et d’accidents souvent graves, appelant les conducteurs à plus de rigueur et de professionnalisme.
La conférence s’est achevée sur un appel à la responsabilité collective. À compter du 7 avril 2026, les usagers devront s’acquitter du péage de Mondoukou. Au-delà de cette obligation, les responsables syndicaux ont insisté sur l’importance du civisme routier, rappelant que la durabilité des infrastructures dépend avant tout du comportement des usagers au quotidien.
S.B